Loading market data...

Bitcoin chute à 79 000 $ après un rapport de frappe de missile contre un navire de guerre américain, démenti par Washington

Bitcoin chute à 79 000 $ après un rapport de frappe de missile contre un navire de guerre américain, démenti par Washington

Un rapport en provenance d'Iran affirmant que deux missiles ont frappé un navire de guerre américain a fait glisser le Bitcoin à 79 000 $ vendredi — une baisse de près de 2 % par rapport au plus haut du jour à 80 594 $. Le gouvernement américain a rapidement démenti l'attaque, mais les dégâts sur les marchés étaient déjà faits : les prix du pétrole ont bondi de 5 % et un panier de principales cryptomonnaies, dont Ethereum, Solana et Dogecoin, ont toutes fortement chuté.

Le rapport et le démenti

L'agence de presse iranienne Fars, proche du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, a publié cette affirmation vendredi, heure locale. Le rapport indiquait que deux missiles avaient touché un navire de guerre américain dans le golfe Persique. Aucun autre détail — ni nom du navire, ni localisation, ni victimes — n'a été fourni. Le gouvernement américain, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a catégoriquement nié l'incident. Aucune confirmation indépendante d'une quelconque frappe provenant de sources militaires ou satellitaires n'est disponible. Le démenti est tombé en moins d'une heure, mais d'ici là, les marchés avaient déjà réévalué les prix en prévision d'un conflit plus large.

Ce qu'a vu le marché des cryptos

Le Bitcoin a touché 79 000 $ avant de se redresser légèrement. La monnaie évoluait dans une fourchette étroite autour de 80 000 $ pendant la majeure partie de la semaine, donc la nouvelle a brisé ce calme. Ethereum, Solana et Dogecoin ont suivi le Bitcoin à la baisse — aucune cryptomonnaie n'a été épargnée dans les premières minutes. Les mouvements n'étaient pas au niveau de la panique, mais ils étaient suffisamment marqués pour déclencher des liquidations sur les positions à effet de levier. Les traders de cryptos sont habitués aux chocs géopolitiques, mais une confrontation militaire directe entre l'Iran et les États-Unis est le genre d'événement qui frappe tous les actifs risqués à la fois. Le démenti a aidé à réduire certaines pertes, mais la séance est restée dans le rouge.

Le pétrole bondit de 5 % sur le titre

Le pétrole a été l'autre grand mouvement. Le brut Brent a bondi de 5 % suite au rapport de Fars avant de revenir de quelques points après le démenti américain. Le détroit d'Ormuz transporte environ un cinquième du pétrole mondial, et toute allusion à un conflit là-bas pousse les traders à s'agiter. La hausse de 5 % rappelle que même un rapport démenti peut déplacer de l'argent réel s'il semble plausible. Celui-ci semblait plausible — l'Iran et les États-Unis échangent des menaces depuis des mois au sujet du programme nucléaire. Le démenti n'a pas effacé complètement la hausse ; le pétrole a terminé la journée en hausse.

La suite

Les États-Unis et l'Iran ont tous deux intérêt à minimiser l'histoire — Washington ne veut pas de guerre, Téhéran ne veut pas d'une attaque dont il ne pourrait pas revenir en arrière. Mais la réaction du marché montre à quel point la confiance est mince. Aucune déclaration programmée d'aucun côté, aucun rapport de suivi de Fars. Jusqu'à ce qu'il y ait de la clarté, chaque titre de la région aura du poids. Le Bitcoin et le pétrole surveilleront le même radar.