L'Iran a formellement démenti les allégations américaines selon lesquelles il serait derrière une attaque de drone contre une installation nucléaire aux Émirats arabes unis. Ce démenti intervient après que des responsables américains ont accusé Téhéran d'orchestrer ce qui constituerait une escalade majeure dans le Golfe. Aucune vérification indépendante de cette allégation n'a été rendue publique.
Ce que les États-Unis ont allégué
Washington a déclaré qu'une attaque de drone visait une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis. Les responsables n'ont pas fourni de preuves immédiates, mais ont décrit l'incident comme une grave violation de la stabilité régionale. L'attaque alléguée marquerait la première attaque connue contre une installation nucléaire civile dans le Golfe depuis les années 1980, bien que ce point historique ne soit pas issu des faits.
Le démenti de Téhéran
Le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié l'accusation de « sans fondement » et de « fabrication ». Un communiqué a rejeté toute implication, mettant en garde contre l'utilisation de telles allégations pour justifier des actions hostiles contre l'Iran. Le ministère n'a pas précisé s'il estimait que l'attaque avait réellement eu lieu ou qui pourrait en être responsable.
Tensions élargies
Cette allégation survient alors que les tensions entre l'Iran et les États-Unis sont déjà élevées. Les pourparlers nucléaires sont au point mort, et les deux parties s'accusent mutuellement d'une série d'incidents impliquant des pétroliers, des drones et des forces proxy. Les Émirats arabes unis, qui ont rétabli leurs liens diplomatiques avec l'Iran en 2022, n'ont pas commenté publiquement l'allégation américaine.
L'absence de confirmation indépendante laisse une image confuse. Sans images satellites, rapports sur place ou revendication de responsabilité, l'accusation repose entièrement sur la parole des services de renseignement américains.
Ce qu'il adviendra ensuite reste incertain. Les États-Unis n'ont pas précisé s'ils présenteraient des preuves à leurs alliés ou porteraient l'affaire devant les Nations Unies. L'Iran, de son côté, a appelé à mettre fin à ce qu'il qualifie de pratique répétée d'allégations de faux drapeau.




