Des explosions et une activité de défense aérienne ont été signalées dans au moins 14 villes iraniennes, selon des sources locales et des publications sur les réseaux sociaux, alors que la guerre en cours dans le pays continue de s'intensifier. Les rapports, apparus tard mardi, décrivent de multiples déflagrations et des tirs d'interception dans des zones urbaines, notamment à Téhéran, Ispahan, Chiraz et Tabriz. Aucun bilan officiel des victimes ni évaluation des dégâts n'a été publié par les autorités iraniennes.
Réponse généralisée de la défense aérienne
Des témoins dans plusieurs villes ont décrit avoir entendu de fortes détonations suivies de traînées lumineuses dans le ciel, correspondant à des tirs de missiles sol-air. Les batteries de défense aérienne semblaient engager des cibles au-dessus de la tête, mais on ignore encore si les explosions ont été causées par des frappes entrantes ou par l'interception de drones ou de missiles. L'armée iranienne n'a pas publié de déclaration confirmant la nature de l'activité.
Ces rapports surviennent alors que la guerre, qui a impliqué plusieurs acteurs régionaux, ne montre aucun signe de désescalade. Les semaines précédentes ont été marquées par des frappes de représailles entre l'Iran et Israël, ainsi que par l'implication de groupes mandataires au Yémen, en Syrie et en Irak. Les 14 villes s'étendent sur plusieurs provinces, ce qui suggère un incident de grande ampleur plutôt que localisé.
Signaux du marché de prédiction sur la fermeture de l'espace aérien
Par ailleurs, un marché de prédiction qui suit la probabilité d'une fermeture totale de l'espace aérien iranien indique désormais une probabilité de 59 % qu'une telle fermeture se produise d'ici le 31 août. Ce marché, qui permet aux traders de parier sur des résultats géopolitiques, a vu les probabilités augmenter fortement au cours de la semaine dernière. Une fermeture totale clouerait au sol tous les vols civils à destination et en provenance de l'Iran, perturbant les voyages et les routes de fret dans toute la région.
Le chiffre de 59 % représente un avis majoritaire parmi les traders, mais il est loin d'être certain. Si la prédiction se vérifie, ce serait la première fermeture complète de l'espace aérien depuis le début de la guerre. Les compagnies aériennes iraniennes ont déjà suspendu de nombreuses routes, et les transporteurs étrangers évitent l'espace aérien iranien depuis des semaines.
La suite des événements
À quelques jours seulement du 31 août, le marché de prédiction continuera de se mettre à jour à mesure que de nouvelles informations émergeront. Le gouvernement iranien n'a pas publiquement indiqué de plans pour une fermeture totale de l'espace aérien, mais l'activité militaire dans 14 villes suggère que la situation sur le terrain reste volatile. Les autorités internationales de l'aviation surveillent la situation de près, et les compagnies aériennes préparent des plans d'urgence pour dérouter les vols autour de l'espace aérien iranien.




