L'administration Trump lie un éventuel accord nucléaire civil avec l'Arabie saoudite à la normalisation des relations du royaume avec Israël, selon des déclarations récentes. Cette décision intervient alors que les marchés de prédiction n'accordent qu'une probabilité de 5,5 % à une rencontre diplomatique entre les États-Unis et l'Iran avant le 31 juillet 2026.
Le lien nucléaire-Israël
Le président Trump a clairement indiqué que toute aide américaine au programme d'énergie nucléaire de l'Arabie saoudite serait conditionnée à l'établissement de relations officielles entre le royaume et Israël. L'administration considère l'accord nucléaire comme un levier pour faire avancer les Accords d'Abraham, qui ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs États arabes durant le premier mandat de Trump. L'Arabie saoudite, la plus influente nation arabe, a jusqu'ici résisté, exigeant des progrès sur la question palestinienne avant toute normalisation.
Les détails de l'accord nucléaire proposé restent flous, mais il impliquerait probablement un transfert de technologie américaine et des garanties contre la prolifération. Le lien entre ces deux dossiers marque un changement par rapport à l'approche précédente, où ils étaient traités séparément. Désormais, Trump insiste pour qu'ils avancent de concert.
Les probabilités des marchés sur les discussions États-Unis-Iran
Les marchés de prédiction, qui agrègent les paris sur des événements futurs, estiment actuellement à seulement 5,5 % la probabilité d'une rencontre diplomatique entre les États-Unis et l'Iran d'ici le 31 juillet 2026. Ce chiffre reflète un profond scepticisme quant à la possibilité d'un dialogue direct entre les deux pays dans un avenir proche. Ces faibles probabilités persistent malgré la volonté affichée par Trump de négocier avec l'Iran, une position qu'il répète depuis son départ de la Maison-Blanche.
L'Iran s'est dit ouvert à des discussions mais pose des conditions, notamment la levée des sanctions. La probabilité de 5,5 % suggère que les traders voient peu de chances d'une percée à court terme. Le marché indique également que toute rencontre serait probablement de bas niveau ou informelle, plutôt qu'un sommet diplomatique complet.
Ce que signifient ces chiffres
Les marchés de prédiction ne sont pas toujours exacts, mais ils offrent une mesure en temps réel des attentes. Une probabilité de 5,5 % est bien inférieure à une chance sur deux, ce qui signifie que le consensus est qu'une rencontre États-Unis-Iran est peu probable avant l'été 2026. Cette échéance coïncide avec la fin du mandat présidentiel américain actuel, ajoutant une couche d'incertitude supplémentaire.
L'équipe Trump n'a pas commenté publiquement les données des marchés de prédiction. Mais ces faibles probabilités reflètent les défis plus larges : le programme nucléaire iranien a progressé, et les États-Unis disposent d'un levier limité sans un accord plus large. La voie de la normalisation entre l'Arabie saoudite et Israël pourrait changer la donne, mais elle aussi se heurte à des obstacles.
La prochaine échéance concrète est le 31 juillet 2026. Si aucune rencontre n'a lieu d'ici là, le marché tranchera par un « non » — mais la dynamique diplomatique sous-jacente continuera d'évoluer.




