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Le KOSPI bondit de 7% alors que les tensions géopolitiques s'apaisent et que la grève chez Samsung prend fin

Le KOSPI bondit de 7% alors que les tensions géopolitiques s'apaisent et que la grève chez Samsung prend fin

L'indice de référence sud-coréen KOSPI a fortement rebondi jeudi, grimpant de 7% après une semaine brutale qui l'avait vu chuter de 9,35% par rapport à un sommet historique au-dessus de 8 000 points. Cette reprise a été alimentée par trois développements positifs qui ont inversé le sentiment du marché : les négociations entre les États-Unis et l'Iran sont entrées dans ce que les responsables ont décrit comme leur « phase finale », Samsung Electronics et son syndicat de travailleurs ont conclu un accord salarial de dernière minute pour mettre fin à une grève de 18 jours, et les résultats exceptionnels de Nvidia ont fait grimper les valeurs des semi-conducteurs dans le monde entier.

Un retournement alimenté par la géopolitique et la paix sociale

La semaine avait commencé avec le président Donald Trump signalant des frappes potentielles contre l'Iran, plongeant les investisseurs de Séoul dans la panique. Le KOSPI vacillait déjà après sa course record. Mais jeudi, la nouvelle que les discussions entre les États-Unis et l'Iran étaient dans leur dernière ligne droite a dissipé une grande partie de cette peur. Les marchés détestent l'incertitude, et la perspective d'une résolution diplomatique plutôt que militaire a suffi à déclencher un vaste rachat.

Sur le front intérieur, Samsung Electronics a évité une escalade coûteuse. L'entreprise et son syndicat sont parvenus à un accord salarial quelques heures seulement avant une grève prévue qui aurait perturbé la production. La grève de 18 jours, si elle avait eu lieu, aurait été la première de l'histoire de Samsung et aurait menacé d'aggraver les problèmes de chaîne d'approvisionnement. L'accord a levé une épée de Damoclès majeure pour le plus grand composant de l'indice.

Les valeurs des semi-conducteurs animent la reprise

Le secteur technologique, toujours moteur du KOSPI, a reçu une impulsion supplémentaire de Nvidia. Le géant américain des puces a annoncé une croissance de son chiffre d'affaires de 85% sur un an, à 81,62 milliards de dollars, dépassant largement les attentes et faisant grimper les valeurs des semi-conducteurs à Séoul. Samsung Electronics et SK Hynix, qui représentent désormais ensemble 42% de la capitalisation boursière totale du KOSPI, ont été les principaux bénéficiaires. Les actions Samsung ont bondi de 130% depuis le début de l'année ; SK Hynix a grimpé de 170%.

Une telle concentration peut être une arme à double tranchant. Lorsque le cycle des puces tourne, l'indice subit un choc direct. Mais pour l'instant, la dynamique est implacable. Le KOSPI a triplé en moins de 18 mois, une performance qui a en fait dépassé de six mois la croissance du Nasdaq Composite à l'ère de la bulle Internet.

Les banques mondiales relèvent leurs objectifs

Wall Street prend note. Goldman Sachs, Citigroup et JPMorgan ont tous relevé cette semaine leurs prévisions d'objectif de fin d'année pour le KOSPI, citant la demande structurelle pour les puces mémoire et l'amélioration du contexte géopolitique. Ces relèvements ont ajouté à la frénésie d'achats de jeudi, alors que les investisseurs institutionnels se sont précipités pour se repositionner.

Néanmoins, la rapidité de la reprise soulève des questions. L'indice se négocie à des multiples qui laissent peu de marge d'erreur. Si les discussions entre les États-Unis et l'Iran s'enlisent ou si la paix sociale chez Samsung s'avère fragile, les mêmes positions à effet de levier qui ont alimenté la flambée pourraient se dénouer tout aussi rapidement. Pour l'instant, les traders surveillent la clôture de vendredi — si le gain de 7% se maintient, ce serait le plus grand mouvement sur une seule journée depuis des années, et un signe que le scénario haussier a encore de l'élan.