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Le Kirghizistan lance un stablecoin étatique adossé à l'or, vise à devenir un hub régional de la crypto

Le Kirghizistan lance un stablecoin étatique adossé à l'or, vise à devenir un hub régional de la crypto

Le Kirghizistan a lancé un stablecoin émis par l'État et adossé à de l'or physique, devenant ainsi l'un des premiers pays à placer une monnaie numérique nationale directement sur une réserve de métal précieux. Ce stablecoin, appelé USDKG, a été émis dans le cadre du cadre réglementaire des actifs numériques du pays et est désormais listé sur l'échange OSL basé à Hong Kong. Le ministère des Finances a réservé environ 100 millions de dollars pour acheter de l'or afin de garantir le jeton, et le gouvernement a construit un nouveau coffre-fort — décrit localement comme un mini Fort Knox — d'une capacité suffisante pour accueillir les réserves des pays voisins. L'or du Kirghizistan occupe moins de 10 % de cette installation.

Le coffre-fort et le stablecoin

Le coffre-fort d'or est au cœur de la proposition. Le Kirghizistan souhaite offrir stockage, émission de jetons et un environnement réglementaire qu'il dit plus favorable que ce que les entreprises crypto trouvent en Europe ou même chez son voisin le Kazakhstan. Le gouvernement présente explicitement cela comme une stratégie pour attirer les entreprises qui auraient pu auparavant se tourner vers la Suisse, arguant que la neutralité suisse s'est érodée. La capacité excédentaire du coffre-fort n'est pas un hasard — le pays espère accueillir l'or d'autres États et émettre des jetons adossés à celui-ci.

Le rôle de CZ et le partenariat avec Binance

Le fondateur de Binance, Changpeng Zhao, possède un passeport kirghize et est conseiller bénévole du président Sadyr Japarov, qui est profondément impliqué dans la stratégie crypto du pays, selon des responsables. Cette relation a déjà produit un deuxième stablecoin : un adossé au som kirghize, lancé en partenariat avec Binance sur la BNB Smart Chain. La pièce est supervisée par l'Agence nationale des actifs virtuels et le Conseil national des actifs virtuels. Binance est l'un des premiers partenaires d'échange majeurs, se concentrant initialement sur des jetons indexés sur la monnaie nationale.

Kirghizistan vs Kazakhstan : une divergence réglementaire

Le Kirghizistan se positionne délibérément comme l'alternative plus simple au Centre financier international d'Astana (AIFC) au Kazakhstan. L'AIFC fonctionne sous le régime de la common law anglaise et a la réputation d'être bureaucratique pour les projets crypto. Bichkek propose une réglementation plus légère, un soutien du secteur bancaire et un cadre conçu pour les actifs tokenisés du monde réel. Le gouvernement veut devenir un hub régional — non seulement pour les jetons adossés à l'or, mais aussi pour tout projet d'actif du monde réel (RWA) qui trouve les règles du Kazakhstan trop lourdes.

Le Kirghizistan n'a pas précisé quand il prévoit d'intégrer ses premières réserves d'or de tiers ni quels pays voisins pourraient utiliser le coffre-fort. Le gouvernement travaille également à élargir l'infrastructure de tokenisation des RWA et à courtiser d'autres partenaires d'échange au-delà d'OSL et Binance. La prochaine étape concrète sera probablement le premier dépôt d'or non gouvernemental dans le coffre-fort — un test pour savoir si la proposition 'Fort Knox' résonne auprès d'autres banques centrales ou mineurs commerciaux en Asie centrale.