Les dirigeants de Coinbase ont publiquement approuvé une législation clé sur les stablecoins alors qu'elle progresse vers un vote au Sénat. Le directeur juridique Paul Grewal et le directeur des politiques Faryar Shirzad ont indiqué le soutien de l'entreprise au Digital Asset Market Clarity Act, connu sous le nom de CLARITY Bill. Le calendrier est critique avec peu de jours législatifs avant les élections de mi-mandat.
Focus sur la gestion des risques des stablecoins
Grewal a soutenu que le risque systémique des stablecoins privés dépend de la supervision et de la gestion des risques, plutôt que du type d'émetteur. Il les a comparés aux systèmes privés existants, comme la santé et les transports, qui fonctionnent sous des cadres réglementaires. Cette perspective soutient l'approche du projet de loi consistant à réglementer les stablecoins en fonction des risques réels, plutôt que d'interdire les émetteurs privés.
Précédent de la masse monétaire M2
Shirzad a noté qu'environ 90% de la masse monétaire M2 est constituée d'instruments émis par des entités privées. Les dépôts bancaires commerciaux et les parts de fonds monétaires en constituent la majeure partie. Il a utilisé cet exemple pour montrer que les instruments monétaires privés peuvent fonctionner en toute sécurité dans des structures réglementaires appropriées.
Exigences du cadre GENIUS
Le CLARITY Bill intègre le cadre GENIUS pour les stablecoins avec des règles de réserve strictes. Chaque stablecoin doit être adossé à 1:1 par des espèces et des bons du Trésor américain à court terme. Les émetteurs ne peuvent pas accorder de prêts, utiliser l'effet de levier ou fonctionner avec des réserves fractionnaires. Des attestations mensuelles des réserves vérifieront la conformité à ces exigences.
Distinction entre stablecoins et banques
Shirzad a souligné que les émetteurs de stablecoins fonctionnent sous des contraintes fondamentalement différentes de celles des banques. Le droit bancaire leur interdit de prêter, de faire de la transformation d'échéances ou d'utiliser l'effet de levier. Cette séparation juridique crée des profils de risque distincts qui ne devraient pas être réglementés comme des activités bancaires traditionnelles.
Compte à rebours législatif
Le projet de loi doit être adopté par le Sénat avant que le Congrès ne suspende ses travaux pour les élections de mi-mandat. Les législateurs disposent de moins de trois semaines de jours législatifs. Un vote final pourrait déterminer si les règles sur les rendements des stablecoins changent avant que la saison électorale ne bloque le processus.




