Les États-Unis ont lancé une septième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, prolongeant la campagne militaire la plus soutenue dans la région du Golfe depuis des années. L'opération, qui entre dans sa deuxième semaine, a fait monter les tensions à un niveau inédit depuis les frappes de 2020 contre le général Soleimani, sans aucun signe de désescalade d'aucun côté.
Septième nuit de frappes
Les forces américaines ont visé des cibles à l'intérieur de l'Iran pour la septième nuit consécutive, selon des briefings militaires. Les frappes se sont concentrées sur les systèmes de défense aérienne, les batteries de missiles et les centres de commandement et de contrôle. Les responsables n'ont pas divulgué l'étendue complète des dégâts ni précisé si la campagne s'étendrait à d'autres cibles.
La Maison-Blanche présente l'opération comme une réponse aux attaques menées par des groupes soutenus par l'Iran contre le personnel américain et le transport maritime commercial dans le Golfe. Téhéran a nié toute implication directe mais a promis de riposter si les frappes se poursuivent.
Probabilités de fermeture de l'espace aérien en hausse
Les marchés de prédiction évaluent désormais une probabilité significative de fermeture complète de l'espace aérien iranien en raison du conflit. Selon les dernières transactions, la probabilité d'une fermeture totale de l'espace aérien d'ici le 31 juillet s'élève à 28,5 %. Ce chiffre grimpe à 44,5 % pour une fermeture d'ici le 31 août.
Une fermeture complète de l'espace aérien clouerait au sol tous les vols civils au-dessus de l'Iran, un corridor de transit majeur pour les compagnies aériennes reliant l'Europe à l'Asie. Des transporteurs tels qu'Emirates, Qatar Airways et Turkish Airlines ont déjà dérouté certains vols, mais une fermeture généralisée imposerait des détours plus longs et ferait grimper les coûts de carburant.
Stabilité du régime en question
Les frappes soutenues alimentent également les spéculations sur la durabilité du régime iranien. Les marchés de prédiction attribuent actuellement une probabilité de 10 % à une chute du régime d'ici 2026. Bien que cet événement reste peu probable, ce chiffre reflète une incertitude croissante parmi les traders quant aux retombées politiques de la campagne militaire.
Le gouvernement iranien a appelé à des réunions d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU et menacé de fermer le détroit d'Ormuz si les frappes se poursuivent. Les États-Unis ont prévenu que toute mesure de ce type se heurterait à une force écrasante.
Les prochaines 48 heures seront cruciales. Les diplomates s'efforcent d'organiser un cessez-le-feu, mais aucune négociation n'a été confirmée. Si les frappes se poursuivent une huitième nuit, les probabilités d'une fermeture complète de l'espace aérien pourraient encore augmenter, remodelant les marchés mondiaux de l'aviation et de l'énergie.




