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L'Afrique du Sud fixe l'échéance de 2028 pour les règles sur les dérivés de gré à gré

L'Afrique du Sud fixe l'échéance de 2028 pour les règles sur les dérivés de gré à gré

L'Afrique du Sud prévoit de finaliser d'ici 2028 les règles de son marché de produits dérivés de gré à gré, une réforme visant à renforcer la stabilité financière et à aligner ce secteur de 2 500 milliards de dollars sur les normes mondiales. Mais des lacunes en matière d'infrastructures pourraient ralentir le processus, ont reconnu les responsables.

Un marché de 2 500 milliards de dollars

Le marché sud-africain des produits dérivés de gré à gré est l'un des plus importants du continent, avec une valeur notionnelle de 2 500 milliards de dollars. C'est une exposition considérable pour un système que les régulateurs estiment encore soumis à une surveillance inégale. Les nouvelles règles couvriraient la négociation, la compensation et le déclaratif, comblant ainsi des lacunes qui existent depuis des années.

La réforme ne consiste pas seulement à cocher des cases. Il s'agit de garantir que si un grand acteur fait défaut, le choc ne se propage pas à travers tout le système financier. C'est la partie stabilité. Et avec des régulateurs mondiaux qui se tournent déjà vers une surveillance plus stricte des dérivés, l'Afrique du Sud ne veut pas être laissée pour compte.

Les dérivés de gré à gré sont négociés directement entre parties, et non sur des bourses. Cela les rend plus difficiles à surveiller et permet aux risques de s'accumuler silencieusement. La crise de 2008 a montré ce qui se passe lorsque ce risque n'est pas contrôlé. La volonté de l'Afrique du Sud de s'aligner sur les cadres internationaux est une réponse directe à cette leçon, même si le pays n'était pas à l'épicentre.

L'objectif est de rendre le marché plus transparent, avec des contrats standardisés et une compensation centralisée lorsque c'est possible. Cela signifie moins de tâtonnements pour les régulateurs et plus de confiance pour les investisseurs. C'est un changement qui se prépare depuis des années, et l'échéance de 2028 donne à chacun un calendrier clair.

Des obstacles en matière d'infrastructures à venir

Mais le chemin vers 2028 ne sera pas sans embûches. Les défis d'infrastructure pourraient entraver le processus de réforme, selon les personnes impliquées dans cet effort. Cela inclut des technologies obsolètes, une capacité de compensation limitée et un manque de personnel qualifié pour mettre en œuvre les nouveaux systèmes.

Une chose est d'écrire des règles. Une autre est de les appliquer. L'infrastructure du marché sud-africain n'est pas entièrement équipée pour répondre aux exigences de rapport en temps réel ou à la complexité de la compensation centralisée. La modernisation de cela prendra du temps et de l'argent, et ni l'un ni l'autre n'est illimité.

Il y a aussi la question de la coordination. Plusieurs régulateurs et participants au marché doivent être sur la même longueur d'onde, et ce n'est rarement facile. L'échéance de 2028 est ambitieuse, mais pas impossible – si les bases sont posées dès maintenant.

La prochaine étape est que les autorités compétentes publient une feuille de route détaillée, avec des jalons et des calendriers pour chaque phase de la réforme. La question de savoir s'ils pourront respecter ce calendrier, compte tenu des lacunes en infrastructures, reste ouverte.