La police sud-coréenne a perquisitionné cette semaine les bureaux de Bithumb dans le cadre d'une enquête sur le népotisme présumé du parlementaire Kim Byung-gi, impliquant les emplois liés aux cryptomonnaies de son fils. La perquisition, confirmée par des responsables lundi, ajoute une nouvelle pression juridique sur l'une des plus grandes plateformes d'échange de cryptomonnaies du pays. Elle soulève également de nouvelles questions sur l'intersection entre la politique et les actifs numériques à Séoul.
Ce que la police recherchait
Selon des sources proches de l'enquête, les officiers sont entrés dans le siège de Bithumb à Séoul le 8 juin. La perquisition visait des documents et des enregistrements numériques liés à l'embauche du fils de Kim Byung-gi dans des entreprises liées aux cryptomonnaies. Les enquêteurs soupçonnent que le parlementaire a utilisé son influence pour obtenir ces postes — une violation des lois anti-corruption de la Corée du Sud.
La police n'a pas précisé quelles entreprises spécifiques sont concernées. Mais le lien avec Bithumb suggère que l'enquête va au-delà d'une simple décision d'embauche. La plateforme n'est pas accusée de malversations à ce stade.
Rôle présumé de Kim Byung-gi
Kim Byung-gi, membre de l'Assemblée nationale, a nié tout manquement. Son fils a occupé plusieurs postes dans des entreprises de blockchain et de cryptomonnaies au cours des dernières années, selon les informations. L'accusation est que Kim a utilisé son influence pour obtenir ces rôles — une accusation classique de népotisme qui entraîne des conséquences politiques et juridiques sérieuses en Corée du Sud.
La situation est délicate pour Kim. Il siège actuellement au sein d'un comité parlementaire chargé de superviser la régulation financière, y compris la politique relative aux cryptomonnaies. Cette superposition n'a pas échappé aux critiques.
Les problèmes juridiques de Bithumb s'accumulent
Ce n'est pas la première fois que Bithumb se retrouve au cœur d'une controverse. La plateforme a déjà été confrontée à des enquêtes fiscales et des différends réglementaires. Mais cette perquisition est différente : elle est directement liée à un parlementaire en exercice, et non simplement à des questions de conformité d'entreprise.
Bithumb n'a pas commenté cette perquisition. Les activités de l'entreprise semblaient se poursuivre normalement lundi, sans perturbation signalée des échanges ou des retraits.
La suite de l'enquête
L'enquête est en cours. La police devrait examiner les documents saisis au cours des prochaines semaines. S'ils porteront des accusations formelles contre Kim ou quiconque chez Bithumb reste une question ouverte. Pour l'instant, cette affaire rappelle que l'industrie des cryptomonnaies en Corée du Sud reste sous haute surveillance — et que les connexions politiques ne protègent pas des investigations.




