Un homme de 22 ans de Saint-Louis a plaidé coupable lundi à un chef de complot de vol dans le cadre d'un enlèvement audacieux et d'un vol de voiture visant à dérober du Bitcoin à une famille liée à un autre vol massif de cryptomonnaies. Saif Faiq a présenté son plaidoyer devant le tribunal fédéral de Hartford, admettant avoir aidé à recruter des participants et à surveiller les victimes dans le cadre d'un plan qui s'est soldé par le vol d'une Lamborghini Urus et l'enlèvement d'une famille à Danbury, Connecticut, en août dernier. Cette infraction est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison ; la sentence sera prononcée le 28 août 2026.
Le stratagème
Selon les procureurs, le rôle de Faiq comprenait la coordination avec son frère, Adam Iza, et la surveillance physique des victimes — les parents d'une personne impliquée dans un précédent vol de centaines de millions de dollars en Bitcoin. Faiq a aidé à recruter d'autres personnes dans le complot, qui utilisait des applications de messagerie chiffrées pour coordonner la logistique et acheminer l'argent aux ravisseurs. L'incident d'août 2024 a impliqué le vol d'une Lamborghini Urus et l'enlèvement du couple ; six autres personnes inculpées dans cette affaire ont déjà plaidé coupable, selon le ministère de la Justice.
Le frère plaide coupable en premier
Adam Iza, le frère de Faiq, a plaidé coupable le 1er juin au même chef de complot de vol en vertu de la loi Hobbs. Des documents judiciaires montrent qu'Iza communiquait directement avec les ravisseurs via des applications chiffrées, fournissait des fonds et dirigeait l'opération en temps réel. Les deux frères font partie des derniers accusés à reconnaître leur culpabilité dans une affaire que les procureurs ont décrite comme un effort violent et organisé visant à contraindre physiquement les victimes à remettre l'accès à leurs cryptomonnaies.
Les attaques par contrainte physique en hausse
Cette affaire est un exemple frappant d'une menace croissante pour les détenteurs de crypto : la coercition physique — souvent appelée « wrench attacks » — où les agresseurs utilisent la violence ou sa menace pour voler les clés privées ou les mots de passe. Selon le rapport Skynet sur les attaques par contrainte physique 2025 de CertiK, ces incidents ont atteint 72 cas vérifiés dans le monde l'année dernière, soit une hausse de 75 % par rapport à l'année précédente. Le rapport note que le champ des cibles est passé de cadres très en vue à des particuliers ordinaires. En France, les cambriolages de domiciles et les fuites de données d'identité visant les détenteurs de crypto sont devenus un phénomène récurrent.
L'audience de détermination de la peine de Faiq à Hartford est prévue pour le 28 août. Il reste en détention en attendant cette date.




