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Druckenmiller qualifie le rachat d'obligations de Bessent d'erreur alors que le Trésor double ses opérations

Druckenmiller qualifie le rachat d'obligations de Bessent d'erreur alors que le Trésor double ses opérations

Stanley Druckenmiller affirme que le secrétaire au Trésor Scott Bessent mène le mauvais combat. Dans une critique cinglante, l'investisseur légendaire a qualifié le plan de rachat d'obligations du département d'erreur, avertissant que les gouvernements qui tentent de forcer les fondamentaux du marché finissent toujours par perdre. Ce commentaire est intervenu la même semaine où le Trésor a annoncé qu'il doublerait au moins la taille de ses opérations de rachat, portant le plafond de 2 à 4 milliards de dollars par opération à compter du 9 septembre.

Un effet initial qui s'est estompé rapidement

Cette décision est intervenue alors que le rendement des obligations à 30 ans atteignait son niveau le plus élevé depuis près de deux décennies, et que la dette nationale dépasse désormais les 40 000 milliards de dollars. Sur le papier, le rachat était censé apaiser les inquiétudes. Les rendements ont effectivement chuté fortement juste après l'annonce, mais l'effet s'est évaporé le lendemain, l'obligation à long terme revenant vers son niveau d'avant l'intervention de Bessent.

Les stratèges ont décrit ce plan comme un pansement temporaire, et non comme une solution aux pressions budgétaires plus profondes qui pèsent sur le marché. Les tensions liées à l'Iran ont également ajouté à la pression ces dernières semaines, maintenant une demande pour les valeurs refuges tandis que les rendements à long terme restent obstinément élevés.

La riposte de Druckenmiller

L'argument de Druckenmiller va à l'encontre de la logique affichée par le Trésor. Il soutient que le rendement à 10 ans se situe près du taux de croissance nominal de l'économie, ce qui rend les conditions financières accommodantes plutôt que restrictives. Dans cette lecture, le marché obligataire ne joue pas les justiciers exigeant de la discipline ; il se montre complaisant. Le problème n'est donc pas une crise de liquidité — c'est la trajectoire budgétaire elle-même.

Sa critique comporte une dimension personnelle. Druckenmiller a encadré Bessent au début de sa carrière dans les hedge funds, et les deux hommes ont travaillé ensemble sous George Soros. Bessent aurait parlé quotidiennement avec Druckenmiller tout en gérant ses propres fonds. Ce n'est pas un inconnu qui jette des pierres depuis les gradins ; c'est un ancien professeur qui dit à son élève que la leçon n'a pas été retenue.

La défense de Bessent

Bessent a répliqué, défendant les rachats comme des opérations de liquidité de routine plutôt qu'une tentative de supprimer artificiellement les taux. Le Trésor, a-t-il dit, dispose d'une « grande boîte à outils » et pourrait étendre ses achats si nécessaire. La formulation laissait la porte ouverte à d'autres actions à l'avenir, mais elle n'a pas dissipé la critique principale : ce programme traite un symptôme tandis que la charge de la dette continue de croître.

La question de la suite reste ouverte. Bessent pourrait réduire les rachats ou les amplifier encore. Beaucoup pourrait dépendre de la manière dont le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, abordera les taux à long terme lors de son discours à Jackson Hole. Si Warsh signale que la Fed n'est pas sur le point de venir à la rescousse, les limites du rachat deviendront beaucoup plus visibles. S'il suggère que la Fed surveille le long terme, la donne change pour tout le monde.

C'est la question ouverte désormais. Bessent dit avoir des outils. Druckenmiller dit que les outils perdent face aux fondamentaux. Le prochain point de données viendra lorsque Warsh prendra la parole.