Le secrétaire d'État du Nebraska a certifié deux pétitions sur les paris sportifs en ligne le 21 août, ouvrant la voie à un vote des électeurs sur ces mesures lors de l'élection générale du 3 novembre. Les pétitions jumelées, l'une étant un amendement constitutionnel et l'autre un cadre législatif, légaliseraient les paris en ligne et en fixeraient les règles fiscales et de licence. Soutenues par environ 7 millions de dollars combinés de FanDuel et DraftKings, les mesures sont désormais soumises aux électeurs de l'État.
Deux questions au scrutin, deux rôles différents
La première pétition propose une modification de la Constitution du Nebraska, autorisant les paris sportifs en ligne dans l'État. Cet amendement donne une base légale à l'activité, mais laisse les détails aux législateurs et aux régulateurs. La deuxième pétition inscrit le cadre pratique dans la loi — elle précise comment les opérateurs de paris seraient agréés et comment l'État taxerait leurs revenus.
Cela signifie que les électeurs du Nebraska ne répondront pas par un simple oui ou non sur les paris sportifs. Ils seront confrontés à deux questions distinctes, et les deux devront être adoptées pour que les paris en ligne soient lancés. Si l'amendement constitutionnel échoue, la loi devient caduque. Si la loi échoue, l'amendement autoriserait quelque chose sans règles, laissant à la législature le soin de construire le système de zéro.
D'où vient l'argent
La campagne pour mettre ces pétitions sur le bulletin de vote a été financée par les deux plus grands noms des paris sportifs américains. FanDuel et DraftKings ont chacun investi environ 3,5 millions de dollars dans la campagne, selon les registres de l'État. Ce niveau de dépenses montre à quel point l'industrie des paris en ligne veut s'implanter au Nebraska, un État qui dispose de sportsbooks physiques mais pas d'option en ligne.
Cet argent a servi à recueillir des signatures et au travail juridique nécessaire pour franchir le processus de certification. Aucun des deux noms n'apparaît sur le texte du scrutin, mais leur argent a aidé à y amener la question. Pour l'État, les deux pétitions créeraient une voie réglementaire qui manque encore à la loi existante.
Ce que les électeurs décideront le 3 novembre
Les Nébaskains parient déjà en personne dans les casinos et les hippodromes qui ont des opérations de sportsbook. Mais le marché en ligne est une autre partie du gâteau, et les deux pétitions visent à ouvrir ce canal. Si les deux passent, l'État devra mettre en place un système de licence pour les opérateurs en ligne, ce qui pourrait inclure les grands acteurs ou d'autres prêts à payer les frais.
L'élection ne concerne pas seulement les mesures de vote, mais ces deux questions portent le poids d'une nouvelle source de revenus pour les budgets de l'État et des collectivités locales. Les taux d'imposition et les frais de licence ne sont pas inscrits dans l'amendement constitutionnel — ils seraient fixés par la loi, ce qui donne aux législateurs un point de départ clair. Ce qui n'est pas clair, c'est la rapidité avec laquelle l'État pourrait délivrer des licences après le vote, ni le montant que les opérateurs en ligne devront payer pour le droit de prendre des paris.
Pour l'instant, la prochaine étape est la campagne électorale. Les deux pétitions sont prêtes, l'argent est en place, et le dernier mot revient au peuple le jour du scrutin.




