Le président hongrois a jusqu'au 31 juillet pour signer un amendement constitutionnel qui pourrait entraîner sa destitution. La mesure a été adoptée par le Parlement avec 83% des voix en faveur, selon les résultats officiels.
Le vote parlementaire
Les députés ont approuvé l'amendement avec un soutien écrasant. Le taux de 83% de votes favorables indique un large soutien transpartisan, bien que la marge exacte et toute opposition n'aient pas été détaillées. L'amendement a été présenté comme une proposition législative et a franchi les deux chambres du Parlement avant d'atteindre le président.
Ce que ferait l'amendement
Le texte de l'amendement n'a pas été rendu public dans son intégralité, mais on comprend qu'il crée un mécanisme qui pourrait conduire à la destitution du président. Les détails de ce mécanisme — qu'il s'agisse d'une motion de censure, d'un contrôle judiciaire ou d'un autre processus — restent flous. Ce qui est certain, c'est que le mandat du président lui-même pourrait être écourté s'il signe le projet de loi.
Les options du président
Le président peut signer l'amendement, y opposer son veto ou le soumettre à la Cour constitutionnelle pour examen. Chaque choix comporte un risque politique. Signer mettrait en vigueur une loi qui pourrait mettre fin à sa présidence. Opposer son veto renverrait le projet de loi au Parlement, qui pourrait passer outre le veto à la majorité des deux tiers — un seuil que le vote à 83% suggère comme réalisable. Soumettre l'amendement à la Cour constitutionnelle retarderait le processus mais pourrait également aboutir à une décision confirmant ou annulant la mesure.
La suite
La date limite est le 31 juillet. Le président n'a pas encore indiqué la voie qu'il choisira. Les observateurs politiques à Budapest suivent de près la situation, car la décision façonnera le paysage politique hongrois pour le reste de l'année. Si le président signe, le processus de destitution pourrait commencer immédiatement. S'il oppose son veto, le Parlement pourrait passer outre. Dans tous les cas, le temps presse.




