Un juge fédéral a donné son approbation finale à un accord de recours collectif de 1,5 milliard de dollars impliquant Anthropic, la société derrière le modèle d'IA Claude. Cet accord résout les allégations selon lesquelles Anthropic aurait entraîné son système sur des œuvres protégées par le droit d'auteur sans autorisation. La décision, annoncée mardi soir, met fin à un long litige juridique.
Pourquoi la plainte a été déposée
Les plaignants — un groupe d'auteurs et d'éditeurs — ont soutenu qu'Anthropic avait extrait des millions de livres, articles et autres textes protégés pour constituer les données d'entraînement de Claude. Ils ont affirmé que l'entreprise n'avait jamais obtenu de licences ni versé de redevances. L'accord prévoit un fonds de 1,5 milliard de dollars pour indemniser les titulaires de droits, mais Anthropic n'a reconnu aucune faute.
Ce que couvre l'accord
L'ordonnance du juge lie tous les membres du groupe qui ne se sont pas retirés. Anthropic versera le montant sur plusieurs années, selon les documents judiciaires. L'entreprise a également accepté de modifier ses pratiques de collecte de données à l'avenir, bien que les détails de ces changements restent confidentiels. Les avocats des plaignants ont qualifié l'accord de « résolution équitable » dans un communiqué, mais aucune autre partie n'a fait de commentaire public.
Pari sur le prochain leader de l'IA
Alors que cet accord clôt un chapitre, les marchés de prédiction regardent déjà vers l'avenir. Sur Polymarket, une plateforme de paris décentralisée, les traders donnent à Anthropic 98 % de chances de dominer le domaine de l'IA d'ici juillet. Cela signifie que le marché s'attend à ce que Claude devienne le modèle le plus utilisé ou le plus performant d'ici quelques mois. Les cotes reflètent la confiance dans la technologie d'Anthropic, malgré les ennuis juridiques.
On ne sait pas encore comment cet accord affectera ces cotes. Le paiement de 1,5 milliard de dollars est considérable, mais Anthropic a levé des milliards en financement par capital-risque. L'entreprise doit désormais relever le défi d'intégrer les nouvelles règles sur les données tout en rivalisant avec OpenAI et Google.
La prochaine grande question est de savoir si d'autres entreprises d'IA feront face à des poursuites similaires. Plusieurs actions sont en cours contre OpenAI et Meta concernant les données d'entraînement. Cet accord pourrait créer un précédent — ou du moins fixer un prix — pour ce que l'industrie doit aux auteurs.




